C'est moi Benêt dit le XVIième (siècle ?)

C'est moi Benêt dit le  XVIième (siècle ?)
J'ai encore laché une bulle !!!
J' excommunie tout menbre actif ou donnateur d'Amnesty International pour cause de propagande intempestive du choix des femmes à enfanter ou non !!!

NB : Je participe évidemment Au Grand Jury BlogsWizz !

# Posté le dimanche 24 juin 2007 10:34
Modifié le lundi 10 mars 2008 17:07

Relève le défi, ou tais-toi ?

Bon...

Puisque visiblement, noyer le poisson n'attendra pas avril (1,5/20... je sais)... j'exprime ma pensée d'une manière plus "abrupte", car mon copain Ratzinger jouant sur la formule et l'euphémisme, la nuance pinaillère et la synonymie, je vais donc m'exécuter et m'appliquer à... faire tout le contraire... et exceptionnellement laisser mes verbiages verbeux entre parenthèses pour aller droit au but...

CE BLOG S'OPPOSE A TOUT TOTALITARISME, TOUTE IDEOLOGIE UNILATERALE, TOUT DOGME, TOUTE MORALE SORTANT DES PRINCIPES DE LA MORALE UNIVERSELLE...

... bref, tout ce qui s'apparente de près ou de loin à une "non liberté de penser ce qu'on veut" est ciblé, et stigmatisé (ils aiment ça, les stigmates, c'est signe de sainteté... AMEN...)

Si Torquemada joue au mariole avec l'Opus Dei, alors qu'il est le Père de "l'Inquisition moderne", s'il titille la "Falange" alors qu'il n'y a pas plus espagnol que lui, s'il associe tout cela à une symbolique antilepénomégetiste, et à du rock'n roll décadent et dérisérisoire... c'est peut-être pas pour rien... ah oui, j'oubliais le foie gras...

Certains font une phobie de la vache folle et de tout ce qui intoxique le corps... b'en moi, c'est tout ce qui intoxique l'esprit qui me fait peur...

Et l'Opus Dei que "tu aimes", mon cher Ratzingou (pour ceux qui prennent le train en route, il s'agit d'un affrontement déloyal entre un bloggeur et votre serviteur... déloyal car je ne tends pas la joue de Judas...) fait partie de cette intoxication...

Et tes réponses battent bien la mesure...

... tu as ton "manifeste" qui rend ignorant qui ne l'a pas lu de la première à la dernière page... et si l'on l'a lu, tu trouveras à redire, je n'en doute point, sur la qualité de la traduction ou sur son authenticité...

... chaque critique que l'on puisse faire de ton "mouvement" est "incomplète", ou "mal documentée"... je dirais pour ma part qu'elles sont "sainement blasphématoires"...

... tu es comme le roseau qui sous le vent, toujours se redresse... mais c'est sans doute oublier le proverbe népalais : "un roseau fera un beau mobilier de jardin mais n'en reste pas moins dénué d'intelligence"... b'en oui, juste bon à résister au vent et... à recevoir le postérieur des touristes sur la plage en été...

... ton langage est le même que celui de tous les endoctrinés qui se sentent obligés de faire partager leur joie au monde sans même se rendre compte qu'ils endoctrinent ('vaut mieux, parce que si en plus tu t'en rends compte, c'est encore bien pire...)

... sauve ton âme tant qu'il en est temps, et baffre-toi comme moi de foie gras artisanal tout en écoutant de la musique décadente, bois du bon vin, et fais-toi plaisir... tu es sur Terre pour bien peu de temps, et je suis bien au regret de te l'annoncer... que tu rencontres "dieu" dans tous tes actes ne changera rien... tu resteras composé à 99% d'eau et de carbone (tout se transforme), personne ne se souviendra de toi après ta mort, et pour le paradis... fallait regarder jusqu'au bout, c'était un film et la Sainte Vierge Judy Garland...

Mais si ton "texte" a tant de valeur universelle, s'il faut le connaître pour comprendre, je te mets au défi... parle-nous de la souffrance et de la douleur, et de ce qu'elles représentent au sein de l'Oeuvre...
# Posté le mercredi 17 janvier 2007 14:22

Chaîne anti-chaîne à faire tourner...

Chaîne anti-chaîne à faire tourner...
COMMENT RENDRE UNE FEMME HEUREUSE ???

Il me semble que ce n'est pas compliqué: il faut être
1. ami
2. compagnon
3. amant
4. frère
5. père
6. maître
7. éducateur
8. cuisinier
9. charpentier
10. plombier
11. mécanicien
12. décorateur
13. styliste
14. sexologue
15. gynécologue/obstétricien
16. psychologue
18. psychiatre
19. thérapeute
20. audacieux
21. organisateur
22. bon père
23. très propre
24. sympathique
25. athlétique
26. doux
27. attentionné
28. galant
29. intelligent
30. drôle
31. créatif
32. tendre
33. fort
34. compréhensif
35. tolérant
36. prudent
37. ambitieux
38. capable
39. courageux
40. déterminé
41. fiable
42. respectueux
43. passionne
SANS OUBLIER DE:
44. faire souvent des compliments
45. adorer le shopping
46. ne pas faire des histoires
47.. être très riche
48. ne pas la stresser
49. ne pas regarder les autres filles
ET EN MÊME TEMPS, IL FAUT AUSSI:
50. faire très attention a elle, sans pour autant être jaloux
51. bien s'entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours
autant de temps pour elle
52. lui donner de l'espace, tout en se montrant soucieux de là ou elle va

IL EST TRÈS IMPORTANT DE:

53. jamais oublier :
* anniversaires
* fiançailles
* mariages

Malheureusement, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur
n'est pas garanti, puisqu'elle pourrait se sentir submergée par une vie d'une étouffante perfection, et fuir avec le premier salopard-alcoolique-coureur de jupons qu'elle rencontre.



COMMENT RENDRE UN HOMME HEUREUX :

1. Baiser
2. Lui foutre la paix!



Envoyez simplement ce message a au moins 5 millions de personnes de votre entourage... Cette chaîne a été commencée en 1625 avant ma belle-soeur par un moine moldave passionne d'informatique à la paroisse de St-Poal-de-Martres au Portugal dans le but de sauver Thérèse, une petite fille gravement malade. Aujourd'hui cette petite fille a 378 ans et elle est atteinte d'un cancer des testicules et d'une fièvre affreuse de la glande thyroïde contractée lors d'un viol par un cerf en période de brame en foret de Rambouillet a proximité d'une marre souillée par des déchets radioactifs malencontreusement tombes d'un avion furtif... De plus, lors d'un safari en Afrique du Sud,avec Nouvelles Frontières, elle s'est fait bouffer un genou et une oreille par un panda importé d'Himalaya en visitant le zoo de Johannesburg.

Alors, s'il vous plait, pour elle, ne brisez pas cette chaîne ! Vous êtes son seul espoir de guérison et en plus, cela vous portera chance. Comme par exemple a ce jeune Irlandais qui, en 1912, fit suivre ce message par SMS.
Dans la semaine, il se vit offrir une place pour une croisière inaugurale sur un superbe transatlantique britannique le "P'tit Annick". Lors de ce voyage il découvrit les frissons de l'amour et les bienfaits de la natation.
Ne gardez surtout pas ce message dans votre ordinateur plus de 16 minutes sans quoi la malédiction s'acharnera sur vous jusqu'au retour des bernaches a cou roux. (et non a Kourou). il y a un peu plus de 2000 ans, un homme reçut ce message sur son ordinateur portable. Comme sa batterie était vide et qu'il ne pouvait pas la recharger vu qu'il n'y avait pas encore d'électricité a cette époque, il fut crucifie avec des clous rouilles et comme si cela ne suffisait pas, on lui mit sur la tête une couronne de piquants qui font mal. Ça fait tout de même réfléchir, alors n'hésitez plus !

Renvoyez ce message à tous vos amis. Cela leur portera chance, a vie.
Chaque fois qu'ils iront aux toilettes, il y aura encore du papier.
Chaque fois qu'ils achèteront des saucisses à la volaille, ils bénéficieront de 20 centimes d'euros de réduction immédiate à la caisse. Chaque fois qu'ils mangeront des moules, il n'y aura pas de petits crabes dedans (sauf pour ceux qui aiment bien). Chaque fois qu'il y aura Céline Dion à la radio, le téléphone sonnera. Enfin, ils seront désormais exempts de répondre à toutes les messages chaînes qui nous foutent les boules!
Si vous le faites, en plus,! vous recevrez prochainement un bon de réduction de 25 % valable dans tout le catalogue des 3 Cuisses (sauf pages 323 à 332) et moi, je recevrai un bon de parrainage.

Ce message a déjà fait 759 874 236 587 686 fois le tour du monde.
Pour Thérèse, pour vous, pour moi, pour tous vos amis, ne brisez pas cette chaîne.
Merci
# Posté le mercredi 13 décembre 2006 13:19
Modifié le mercredi 27 juin 2007 06:05

Vive le M.D.L.H.BW...Adhérez à ce mouvement !!!

Vive le M.D.L.H.BW...Adhérez à ce mouvement !!!
Pour obtenir une carte de membre ?
Rien de plus simple !!!

Va chez
Frileux !
# Posté le dimanche 10 décembre 2006 17:23

Pupuce dé hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!

Pupuce dé hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!
Bon, pour mon copain ratzinger2005, je vous livre en pature ce petit article, qui est, ma foi, bien à sa place...

Il est très critique, et j'aime ça...

Il ne prend pas la bienpensance dans le sens du poil...

A propos de poil, il ne propose pas de femmes à poil, et est conforme à une "catégorie religion", débat ouvert sous forme de "pour ou contre"...

Quant à l'Opus, il préfère sans doute... les femmes à... poële...


Merci à François Normand; le Monde Diplomatique; septembre 1995...


GARDE BLANCHE DU VATICAN

La troublante ascension de l'Opus Dei
Si l'intégrisme musulman fait la « une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s'effectuent souvent dans l'ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l'Opus Dei. Milice religieuse au comportement de secte, héritière d'un anticommunisme militant, puissance à la fois économique et politique, l'OEuvre exerce une influence multiforme sur l'Église, mais aussi sur les pouvoirs temporels, qu'elle cherche à infiltrer. On retrouve ses proches jusque dans le gouvernement de M. Alain Juppé. Mais cette garde blanche du Vatican, très liée au pape Jean Paul II dont elle a permis l'élection, suscite aussi des résistances. Au nom de leur foi, bien des chrétiens rejettent la « dictature spirituelle » de l'OEuvre et craignent que cette « arme du pape » ne soit à double tranchant et ne se retourne un jour contre lui.
Par François Normand

PAR une politique de nominations épiscopales qui ne tient guère compte des souhaits exprimés par les Eglises locales, Jean Paul II mène son entreprise de restauration, utilisant tous les moyens à sa disposition : doctrinal, disciplinaire et surtout autoritaire, avec l'aide d'un certain nombre de mouvements « musclés » traditionalistes, souvent sectaires et politiquement à droite, tout à sa dévotion. Ils font partie du « renouveau charismatique » ou ont pour noms : Comunione e Liberazione, organisation italienne née dans les années 70 ; les Focolari, mouvement lancé en 1943 à Trente ; le Néocatéchuménat, fondé à Madrid en 1964 ; les Légionnaires du Christ, groupe ultra-secret constitué au Mexique dans les années 40, et surtout l'Opus Dei (l'« OEuvre de Dieu »). Ce dernier mouvement fut créé en 1928 par le Père Escriva de Balaguer. L'Opus Dei, qui jouit de l'appui inconditionnel de l'évêque de Rome, s'infiltre dans tous les échelons de la hiérarchie catholique. Est-il l'arme secrète du pape dans la reconquista catholique ou Jean Paul II est-il le prisonnier inconscient de cette « mafia blanche » dans sa propre conquête du pouvoir ? Le président Jacques Chirac a-t-il nommé des membres de l'Opus Dei au gouvernement de M. Alain Juppé ? La question peut paraître saugrenue, sachant le peu d'attrait du fondateur du RPR pour la « chose cléricale », mais la composition du gouvernement devait satisfaire les nombreuses composantes de la droite française qui avaient soutenu la candidature du maire de Paris, dont le puissant lobby catholique conservateur. Si on a souligné la proportion relativement élevée de femmes dans ce cabinet _ douze ministres ou secrétaires d'État sur quarante-deux membres _, on a moins relevé la coloration bien-pensante de ces ministres.

Mme Colette Codaccioni, ministre de la solidarité entre les générations, mère de cinq enfants et ancienne sage-femme, se définit comme « chrétienne et pour l'éducation à la vie » ; Mme Elisabeth Dufourcq, secrétaire d'État à la recherche, est l'auteur d'une thèse sur les congrégations religieuses féminines, dont elle a tiré un livre intitulé Les Aventurières de Dieu ; Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État aux transports, est la fille de l'un des pères fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP), parti catholique, et militante elle-même de leur héritier : le Centre des démocrates sociaux (CDS) ; et Mme Françoise de Veyrinas (CDS), secrétaire d'État aux quartiers en difficulté, est issue d'une famille toulousaine catholique militante. On peut s'interroger sur l'entrée au gouvernement et dans les cabinets de deux personnes « proches » sinon membres de l'Opus Dei : M. Hervé Gaymard, secrétaire d'État aux finances, et son épouse, Mme Clara Lejeune-Gaymard, directeur de cabinet de Mme Colette Codaccioni, fille du professeur Jérôme Lejeune (décédé en 1994), fondateur du mouvement antiavortement Laissez-les vivre, nommé par Jean Paul II au Conseil pontifical pour la famille et membre de l'Opus Dei. Un autre gendre du professeur Lejeune, le philosophe Jean-Marie Meyer, ne cache pas son appartenance à l'OEuvre. Il est également membre du Conseil pontifical de la famille. Selon la revue catholique Golias (1), « la fille et le gendre du professeur Lejeune sont à l'Opus Dei », et l'affirmation est reprise par la revue Maintenant : « Jacques Chirac a placé l'opusien Hervé Gaymard [député de la Savoie] dans son équipe de campagne présidentielle. » Qu'il soit impossible de vérifier n'est guère surprenant : le mouvement cultive le secret depuis ses origines. Dans les constitutions (secrètes) rédigées en 1950, l'article 191 précise : « Que les membres numéraires et surnuméraires sachent bien qu'ils devront toujours observer un silence prudent quant aux noms des autres associés ; et qu'ils ne devront jamais révéler à quiconque qu'ils appartiennent eux-mêmes à l'Opus Dei. » Lorsque les constitutions furent connues (2), devant les critiques répétées, de nouveaux statuts furent rédigés en 1982 où on peut lire (article 89) : « [Les fidèles de la Prélature] ne participeront pas collectivement aux manifestations publiques de culte comme les processions, sans pour autant cacher qu'ils appartiennent à la Prélature. »

MALGRÉ cette apparente concession à la transparence, l'Opus continue de pratiquer le secret, d'utiliser prête-noms et sociétés écrans, sous prétexte d'« humilité collective » et d'« efficacité apostolique » ! « Parce qu'il se refuse à toute transparence, l'Opus Dei excite la curiosité et l'hostilité, suscitant même quelquefois des fantasmes de complot. (3) » Nombreux sont ceux qui sont donnés comme membres ou sympathisants. M. Raymond Barre a témoigné au procès de béatification d'Escriva de Balaguer, attestant les « signes de sainteté » du fondateur de l'oeuvre. Dans l'entourage de M. Philippe de Villiers, on désigne Mme Christine Boutin, secrétaire national du CDS et député des Yvelines, le prince Michel Poniatowski, ancien ministre de l'intérieur, et Mme Françoise Seillier, coordinatrice des très réactionnaires associations familiales européennes. Dans le monde des affaires, on cite les noms de ceux qui ont donné des conférences au Centre Garnelles de l'Opus, à Paris : M. Claude Bébéar, le patron du groupe des assurances AXA, M. Michel Albert, patron des assurances AGF, M. Didier Pineau-Valencienne, PDG du groupe Schneider et M. Louis Schweitzer, patron de Renault. Plusieurs familles royales d'Europe auraient montré de la sympathie pour l'Opus : Otto de Habsbourg en fit la propagande, alors que l'archiduc Lorenz d'Autriche en serait membre. Le roi Juan Carlos de Bourbon fut élevé par des prêtres de l'oeuvre tandis que le secrétaire de sa femme Sofia appartenait au mouvement. Le président du Comité international olympique, M. Juan Antonio Samaranch-Torello, ancien ministre de Franco, en fait également partie. La discrétion, qui sert d'une part à faire du prosélytisme auprès des jeunes à l'insu de leurs familles (voir encadré page 23) et d'autre part à tisser une toile invisible dans tous les secteurs de la société, s'explique d'abord par le contexte où est né l'Opus Dei, dans l'Espagne franquiste. Fondée à Madrid en 1928 par un jeune prêtre, Josemaria Escriva de Balaguer, cette « OEuvre de Dieu » ressemble quant à son but _ sanctifier le travail de tous les jours _ aux mouvements d'Action catholique qui voient le jour en France et en Belgique à la même époque. Née dans les années précédant la guerre civile espagnole, l'Opus Dei reste fortement marquée par ce contexte, ce qui explique son attachement inconditionnel à l'appareil ecclésiastique préconciliaire, sa haine obsessionnelle du communisme et son goût immodéré pour la clandestinité. Bien qu'Escriva de Balaguer ait prétendu avoir « découvert » le principe de la sanctification de la vie quotidienne, l'idée est aussi vieille que l'Évangile. Beaucoup de saints l'ont enseigné, comme la carmélite Thérèse de Lisieux. Très vite, l'inspiration première de l'Opus a été pervertie par la personnalité de son fondateur : petit-bourgeois, ambitieux, coléreux et vaniteux (4). Le secret de son succès ? Une fougue et un charisme personnel qui subjuguaient ses proches. La première perversion fut la « cléricalisation » de l'OEuvre. Elle se prétend toujours « laïque » mais ce sont les prêtres qui détiennent le vrai pouvoir et occupent tous les postes de commandement. Et les non-clercs, qui représentent 98 % des membres, sont présentés comme « des gens ordinaires, qui vivent dans le monde » mais ressemblent plus à des religieux, par leurs « voeux » (rebaptisés « liens contractuels ») de pauvreté, chasteté et obéissance, qu'à des laïcs (5). Beaucoup plus préoccupés de droit canon que de théologie, Escriva et ses disciples ont constamment manoeuvré pour faire reconnaître à l'Opus le statut juridique qui lui convient le mieux. D'abord défini comme « pieuse union » réunissant des laïcs, l'Opus Dei est devenu, en 1947, le premier « institut séculier » de l'Eglise (6), avant d'arracher à Jean Paul II _ bien plus favorable à l'OEuvre que ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI _ le titre convoité de « prélature personnelle » (7).

Ce statut enviable, taillé sur mesure pour l'Opus, lui accorde les attributs d'un véritable diocèse sans la limitation territoriale. L'actuel prélat de l'Opus, Mgr Javier Echevarria Rodriguez, évêque titulaire de Cilibia, relève directement du pape, soustrait à l'autorité des évêques diocésains, malgré la fiction qui veut que les membres laïcs de l'Opus dépendent toujours juridiquement de leur évêque. La deuxième perversion fut politique. Le jeune Escriva de Balaguer vécut la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes, en qui il voyait l'incarnation du mal. Sa vision du monde en fut déformée et, tout comme Pie XII, il minimisa l'horreur du nazisme, et même la gravité de l'holocauste, y voyant un rempart « providentiel » contre le communisme. Vladimir Felzmann, ancien membre de l'Opus, rapporte une conversation avec Escriva qui en dit long. Après avoir maintenu que le christianisme avait été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l'appui du chancelier Hitler, il ajouta : « Hitler contre les juifs, Hitler contre les slaves, c'était Hitler contre le communisme. » Cette indulgence pour le fascisme mène à l'engagement de l'Opus dans le franquisme. En fait, les sentiments de Franco envers Escriva, qu'il avait connu jeune curé, étaient ambigus. Dans sa biographie romancée de Franco (8), Manuel Vasquez Montalban fait dire au Caudillo : « Ayant fréquenté pendant près de vingt ans des membres de cette institution, j'ai pu constater la diversité de leurs choix concrets ; mais, à l'évidence, ils étaient tous marqués du sceau d'une secte élue pour sauver le monde depuis le haut de l'échelle. » Pour sortir de la crise économique apparue en 1956, Franco s'entoure progressivement de ministres appartenant à l'Opus. Lorsqu'il songe à rétablir la monarchie, en la personne de Don Juan de Bourbon, pour lui succéder, l'Opus Dei mise sur son fils, Juan Carlos, qui est entre les mains d'un précepteur de l'OEuvre, Anael Lopez Amo. En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la Couronne. Quelques mois plus tard, le triomphe de l'Opus est complet : sur 19 ministres du neuvième gouvernement du général Franco, 12 sont membres de l'Opus Dei. Le tournant politique de l'OEuvre est engagé. La troisième perversion fut théologique. D'abord, l'accent exclusif mis sur « la sanctification par le travail » (9) favorise le culte de la réussite matérielle et le règne du capitalisme libéral. Ensuite, l'Opus est tombé dans le piège de l'intégrisme. Le théologien Urs von Balthasar (un des maîtres à penser de Jean Paul II qui ne saurait être soupçonné de progressisme) a décrit l'Opus Dei comme « la plus forte concentration intégriste dans l'Église (10) ».

« L'intégrisme, écrit-il, s'efforce pour commencer d'assurer le pouvoir politique et social de l'Église, en recourant à tous les moyens visibles et cachés, publics et secrets. » Outre un manque de transparence, l'intégrisme se caractérise par la prétention de détenir la vérité. Or l'Opus est décrit dans la revue interne du mouvement, Cronica, comme « le reste saint, immaculé, de la véritable Église », fondé pour « sauver l'Eglise et la papauté ». Quatre ans après la fin du Concile, le Père Escriva déplorait un temps d'erreur dans l'Église : « Le mal vient du dedans et d'en haut. Il y a une réelle pourriture, et actuellement il semble que le Corps mystique du Christ soit un cadavre en décomposition, qui pue. » Mgr Escriva de Balaguer aurait sans doute mieux fait de s'occuper de ses brebis galeuses. Une série de scandales financiers (11) touchant des membres de l'Opus a révélé au grand public les activités de « la sainte mafia » ou « la franc-maçonnerie blanche », comme l'appelleraient désormais ses détracteurs. Car derrière la fiction d'une association purement spirituelle, « famille pauvre, riche seulement de ses enfants », gravite une nébuleuse de sociétés, de banques et de fondations, dirigées anonymement par des membres de l'Opus. Dans les années 70, alors qu'Escriva vitupérait l'Église en décomposition, ses amis mettaient en place le réseau financier qui allait permettre à l'OEuvre de jongler avec des millions de dollars. La plus importante de ces institutions est la fondation Limmat, créée à Zurich en 1972, liée à des banques ou fondations en Espagne (la Fundacion General Mediterranea), en Allemagne (la Fondation Rhin-Danube ou encore l'Institut Lidenthal) et en Amérique latine (la Fundacion General Latinoamericana au Venezuela). Aujourd'hui, l'Opus est tout-puissant à Rome. Son ascension a été couronnée par la béatification de Mgr Escriva de Balaguer par Jean Paul II _ un ami de longue date de l'OEuvre _ en 1992, dix-sept ans seulement après sa mort, à l'issue d'un procès expéditif, où seuls les témoignages positifs ont été retenus. Déjà évêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla venait à Rome à l'invitation de l'Opus, qui l'hébergeait au 73, viale Bruno-Bozzi, dans une belle résidence de la banlieue cossue de Rome. L'Opus a continué à se montrer généreux envers le pape polonais, par exemple en participant au financement de Solidarnosc. Le cardinal Wojtyla était le candidat de l'Opus à la papauté. C'est le cardinal König, archevêque de Vienne et proche de l'OEuvre, qui a joué un rôle déterminant dans son élection. Outre le changement de statut et la béatification d'Escriva _ deux décisions qui ont soulevé une vague de critiques à travers le monde _, le pape s'est entouré de membres de l'Opus. Parmi ses proches collaborateurs, on peut citer ses quatre chapelains, Joachim Pacheco, Klaus Becker, Fernando Ocariz et Felipe Rodriguez, son porte-parole laïque, numéraire de l'Opus, M. Joaquin Navarro Valls, et le cardinal Martinez Somalo, ancien substitut proche de l'Opus. M. Alberto Michelini, député national de l'ex-Démocratie chrétienne et membre de l'Opus, est conseiller du Vatican pour les questions de télévision et M. Gianmario Rovero, lui aussi membre, est conseiller financier. Les congrégations romaines ont également de nombreux membres « opusiens », et celle chargée de la cause des saints, qui a statué sur la béatification d'Escriva, en a trois, dont Rafaello Cortesini, chef de bureau. Le cardinal Palazzini, ami de l'OEuvre, en était le préfet lorsque la cause d'Escriva fut introduite en 1981, et Mgr Javier Echevarria Rodriguez, l'actuel prélat de l'Opus et successeur d'Escriva, était consultant ! Mieux, le pape a nommé de nombreux membres de l'Opus évêques en Amérique latine (sept au Pérou, quatre au Chili, deux en Equateur, un en Colombie, un au Venezuela, un en Argentine et un au Brésil). Le Pérou a été choisi comme tête de pont de l'offensive de l'Opus en Amérique latine à cause du rayonnement du théologien péruvien Gustavo Guttierez, « père » de la théologie de la libération, honnie par Escriva et ses disciples. Le président Alberto Fujimori, proche de l'Opus, est un ami de Mgr Luis Cipriani, archevêque d'Ayacucho, qui dirige l'Opus au Pérou. En Europe, le cas le plus contesté fut l'imposition de l'opusien Klaus Küng à Feldkirch, en Autriche. Mais la récente nomination de Mgr Fernando Saenz Lacalle comme archevêque de San Salvador a choqué encore davantage, puisque c'est l'ancien siège du martyr Mgr Oscar Romero, assassiné par l'extrême droite, alors que le nouvel évêque _ un Espagnol de surcroît ! _ appartient non seulement à l'Opus, mais était l'évêque des armées... A part l'Italie, l'Espagne et l'Amérique latine (y compris le Mexique) sont les régions où l'Opus Dei rencontre le plus grand succès. En Espagne, si l'OEuvre a dû rester dans l'ombre sur le plan politique depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes, elle attend son heure. Avec le retour prochain plus que probable de la droite du Parti popular de José Maria Aznar, un ami de l'Opus, celui-ci aura quatre ou cinq ministres, dont les députés Juan Trillo, Loyola de Palacio et Isabel Tocino. En outre, l'armée est commandée par plusieurs numéraires. Bien que l'Opus ait trouvé plus de résistance dans les pays non latins, surtout anglo-saxons, il s'implante progressivement aux États-Unis où l'on compte plus de 3 000 membres répartis dans soixante-quatre centres, la plupart situés près des campus universitaires. Plusieurs aumôniers universitaires se sont plaints des « méthodes clandestines » utilisées par le mouvement, ainsi que de son « comportement sectaire » (12).

En Grande-Bretagne, l'Opus maintient un profil bas depuis les révélations, en 1981, de M. John Roche, ancien directeur du mouvement, aujourd'hui professeur à Oxford qui publia dans The Times un sévère réquisitoire contre l'Opus, documents secrets à l'appui. Qualifiant l'OEuvre d'« Église dans l'Église », et « psychologiquement dangereuse pour ses propres membres », il cite des articles de Cronica proclamant que « l'Église catholique s'est écartée de son chemin originel, et que le devoir de l'Opus Dei est de s'étendre dans le monde par tous les moyens. Il n'existe pas d'autre voie de salut ». En France, le succès de l'Opus est plus mitigé. Malgré les sympathies de plusieurs hommes politiques, l'OEuvre n'a jamais réussi à trouver un parti à sa dévotion, même s'il existe de nombreux centres et associations qui lui sont liés (13). Mais la nouvelle stratégie de l'OEuvre est d'infiltrer les organisations internationales, comme les Nations unies, l'Unesco ou l'OCDE. Le Parlement européen à Strasbourg et la Commission à Bruxelles sont ses lieux de prédilection, et le nouveau président de la Commission, M. Jacques Santer, un ami. Des parlementaires européens, comme M. Ignacio Salafranca du Parti populaire espagnol, sont membres de l'Opus, tout comme le Portugais Fernando Perreau de Pininck, membre du cabinet du très libéral Britannique Leon Brittan. A Bruxelles, l'Opus agit clandestinement, comme à son habitude. Exemple : le bulletin hebdomadaire Europe Today, en espagnol, français et anglais, envoyé depuis Bruxelles dans le tiers-monde, et notamment en Amérique latine, où il est distribué gratuitement. Se présentant comme « une agence de presse internationale, spécialisée dans la santé, les problèmes de société et l'éducation », il défend les positions les plus réactionnaires de la droite catholique. Le numéro 124, du 2 août 1994, par exemple, titre à la une : « Les méthodes naturelles du contrôle des naissances sont efficaces à 99 % » tandis que les méthodes « artificielles » ne sont sûres qu'à 50 %. Le label Opus Dei n'apparaît nulle part sur cette publication, qui reçoit une subvention de la Commission de Bruxelles. Or le rédacteur en chef appartient à l'Opus tout comme d'autres journalistes accrédités à la Commission. Autres points stratégiques en Belgique que l'Opus a tenté d'investir : l'Institut Robert-Schuman et l'Université catholique de Louvain. Le premier est une école de journalisme fondée par l'homme d'affaires néerlandais Piet Derksen, proche de l'extrême droite catholique, pour fournir des « journalistes catholiques sûrs » à l'Europe de l'Est et au tiers-monde. Parmi les professeurs on retrouve l'opusien Andres Garrigo, directeur de Europe Today... A Louvain, en revanche, la bataille menée par l'Opus fut perdue grâce à la ténacité du vice-recteur, le Père Gabriel Ringlet. Il a refusé de renouveler le bail de deux résidences pour étudiants ouvertes sur le campus par l'Opus, en interdisant à celui-ci de distribuer sa littérature aux étudiants aussi longtemps qu'il triche sur son identité. Cette décision a été prise à l'unanimité par le conseil d'administration de l'université. « L'Opus ne vise que l'élite de la société, explique le Père Ringlet, ce qui est inacceptable pour notre université. Je ne peux pas voir ma foi là-dedans. La quête de la perfection a quelque chose de très orgueilleux et de malsain. Je ne peux accepter une religion qui lave plus blanc que blanc... la couleur des sépulcres ! Car, au bout du chemin, on trouve toujours l'exclusion, le racisme. En ces temps de montée de l'extrême droite, on ne se prémunit peut-être pas assez contre les dictatures spirituelles. » C'est bien d'une dictature qu'il s'agit, qui risque de prendre la papauté en otage. Cette « arme du Pape » est à double tranchant et pourrait se retourner contre lui.


François Normand.



PS.: post-scriptum MAIS important... l'image associée à cet article symbolise la nouvelle vague franquiste espagnole, le fascisme à l'état pur (l'Etat Pur)... elle apparaît à titre de mépris et d'ironie cynique, et vous informe quant à "l'identifiant" de la "new wave of falange"
# Posté le vendredi 01 décembre 2006 16:46

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