Trève de plaisanterie...

Trève de plaisanterie...
J'aime poser des questions qui restent sans réponse. Un peu comme cet homme qui prêche dans le désert, et que l'on appelle "Sage" à une époque de notre Histoire, "psychotique à délire mystique" mille ou deux mille ans plus tard... Dans le premier cas, on lui aurait confié vie et avenir pour une prédiction ou un conseil "illuminé"; dans le second, on lui administre des pils rouges et bleues dans une chambre capitonée... bref...

Comme j'aime poser des questions qui restent sans réponse, je pose celle-ci : "Quelle différence existe-t-il entre l'Opus Dei et le Lit du Fascisme ?"... B'en oui, je sais, ça fait "un peu" provoc, mais, rien n'empêche d'aller plus loin, d'outrepasser la provoc', alors, je développe...

Je pars de donc de la "définition" de l'Opus Dei, telle que proposée sur www.opusdei.be (b'en oui, je suis belge). Je pars de cette définition sachant malgré tout, dans un petit coin de ma tête, que Franco (le général) était un "pote à Josémaria", que Aznar est un opusdéiste vrai de vrai, comme mon très belge roi Baudouin (paix à son âme... gnark, gnark...), et notre pharmacien dont référence sur ce blog, un peu en amont (l'histoire de la love frite, ça vaut son pesant...)...

"L'Opus Dei est une institution de l'Eglise catholique fondée par saint Josémaria Escriva de Balaguer. Sa mission consiste à diffuser l'idée que le travail et les circonstances ordinaires sont une occasion de rencontrer Dieu, de servir les autres et de contribuer à l'amélioration de la société. L'Opus Dei collabore avec les églises locales, en proposant des moyens de formation chrétienne (des cours, des retraites, un accompagnement spirituel), à l'attention des personnes qui désirent renouveler leur vie spirituelle et leur apostolat."

J'adore les "maçons", toute référence à des "abrutis imbibés de mauvais vins et déguisés en soubrettes tout en prétendant dans des soirées orgiaques et vômitives ouvrir des conférences relatives à la reconstruction du monde dans un but de transcendance et selon un modèle humaniste" serait fortuite... Je ne parle que des "maçons" qui montent, brique par brique les murs de nos maisons... Et bien, un maçon Opusdéiste ne fera sans doute de tort à personne. Si l'on se réfère à la définition stricte de l'Opus Dei, tout ce que l'on risque au final, c'est d'avoir contracté un emprunt pour une jolie "construction moderne de style fermette contemporaine", pour se rendre compte qu'en hommage à Dieu, notre maçon s'est laissé aller à quelqu'alcove néo-byzantine, et joli châpitre au dessus du portail. Certes l'architecture d'un transept est peu compatible avec l'accoustique d'un home-cinema, et le raccordement d'une hote aspirante y est malaisé, mais cela n'est qu'une question d'habitude...

Toutefois, il est heureux que certains s'affichent. J'aimerais être informé du fait que mon constructeur japonais favoris de matériel HI-FI suive une telle révélation opusdéiste. Cela m'éviterait un frustrant "good way to think incompatibility" rouge clignotant à l'introduction des bons neuf dixièmes de ma satanique discothèque dans la platine CD bienpensante...

En fait, donc, Opusdéiste, ça ne regarde que soi... sauf lorsque l'on exerce de responsabilités quelconques sur d'autres individus, potentiellement... pas opusdéistes du tout, parce que, quand même, des pas opusdéistes, ça existe...

Les professions qui entrainent une "responsabilité à l'autre" sont nombreuses. J'enterre Pierre Poujade, valeureux compatriote, qui me souffle à l'oreille qu'un travailleur indépendant exerce une responsabilité par rapport à son client, et que n'importe quel salarié exerce des responsabilités par rapport à ses collègues, et donc, immanquablement par rapport à l'ensemble de son entreprise... je parle bien entendu d'un autre "niveau" de responsabilité par rapport à ses pairs, le niveau qui entraîne la quantité, la masse, la multitude...

En termes simplifiés, je retiendrai donc deux secteurs d'activité: la santé, et la politique. Dois-je réellement aller plus loin dans le développement ?

Le médecin opusdésiste s'opposera à la contraception, à l'avortement, à l'expérimentation à connotation bioéthique, à l'euthanasie et à une certaine forme de soins palliatifs, bref à tout ce qui fait les préoccupations de la médecine moderne. Pas parce que le médecin opusdéiste est con, excusez du manque de tact, car au final, il a "fait sa médecine" comme un autre, mais parce que ces domaines de la médecine sont contraires au message de Dieu, du moins dans son imbécile interprétation au premier degré... et comme le médecin opusdéiste doit rencontrer Dieu dans tout ce qu'il fait... il y a incompatibilité fatale. Fatale pour le patient parfois... Ces médecins qui auraient mieux fait d'être maçons oublient un peu vite que c'est grace au caractère démocratique de l'enseignement universitaire (oui, je sais, il y a des universités opusdéistes, mais elles ne sont pas légions) qu'ils ont pu obtenir un joli diplôme qui aurait pu leur être censuré au nom de la santé publique, et communautaire.

Le politicien opusdéiste fait pareil, mais avec la nuance non négligeable qu'il fait de ses principes force de loi, et que donc, ils seront applicables à la masse, composée de manière hétéroclyte, d'une extrême minorité d'opusdéistes, et d'une majorité de crétins hérétiques et peu instruits dans mon genre.

Le "Lit du Fascisme" ? Il est bien là... utiliser le pouvoir politique pour imposer des principes émanant de la spiritualité, et baffouer ainsi le "Number One Principle" de toute démocratie: la séparation des pouvoirs. S'il est vrai que dans nos sociétés modernes la séparation des pouvoirs fait essentiellement référence à "la gouvernance d'un côté, la justice d'un second, et l'armée d'un troisième", il ne faut pas oublier que sa raison d'être première était de séparer l'Eglise de l'Etat... Comment faire marche arrière de plus de 300 ans sur les principes de la démocratie moderne ? Opus Dei, le mode d'emploi...

Et, à la lecture des jolis magasines que l'on me glisse régulièrement, dans la main, bardés de couleurs, de photos, et de messages indirects, me rappelant que le Créateur est partout, qu'il nous est possible de le rencontrer en tout, et bla, et bla, et bla... j'en arrive à me demander en quoi l'Opus Dei et les témoins de Jeovah sont FONDAMENTALEMENT différents, hormis la reconnaissance mutuelle avec le Vatican...
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# Posté le vendredi 17 novembre 2006 16:00

Modifié le mercredi 27 juin 2007 06:39

Ca fait "sérieux", non ?

Ca fait "sérieux", non ?
Que chacun cite ses sources, c'est de bonne guerre... qu'un Opusdéiste cite mon Disciple Josemaria, c'est presque de l'imposture tant ce Grand Homme n'a pas besoin d'être paraphrasé et se suffit à lui-même... tous les Inquisiteurs, Anciens, ou Renouvelés, souffrant d'autosatisfecit...

Vous aurez compris qu'une Sainte Croisade s'initie, et que je ne suis point disposé en cet An de Grâce, à perdre mon statut de Fondateur de l'Eglise Moderne; celle qui applique des méthodes militaires pour affronter la sarazanerie populaire.

L'arme de destruction massive de mon Disciple n'est plus une roue d'écartellement, ni même un bûcher, mais bien la Sainte Communication... le libéralisme économique a envahi l'Eglise... économies d'échelle, le bois à bûchers suis la tendance des forets biorenouvelables...

Dans cette croisade, je me suis voulu humble, et ai laissé à Ratzinger2005 le choix des armes. J'ai donc rangé mon catalogue Ikea de pals en pin de forets suédoises, et me suis résigné à "citer" des Ecritures. Dieu que c'est embêtant.

Il fallait être "crédible", ma servante m'avait conseillé le "Conseil Spirituel" de "Gaël", mais je dois avouer que...

Allez, zou, le choix des armes pour "l'autre", alors, je tire le premier...


Juan Goytisolo; le Monde Diplomatique; octobre 2002.

LE FONDATEUR DE L'OPUS DEI CANONISÉ; Un saint fasciste et débauché

Le 6 octobre au Vatican, le pape Jean Paul II canonise José Maria Escrivá de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, sorte de maçonnerie catholique obsédée par la conquête du pouvoir. Cette canonisation express, la plus rapide de l'histoire de l'Eglise, soulève une forte émotion chez de nombreux catholiques qui connaissent le soutien apporté par l'Opus Dei aux régimes les plus réactionnaires, en particulier en Amérique latine, et les liens historiques unissant Mgr Escrivá et le général Franco, dictateur fasciste de l'Espagne.

En Espagne, au cours des six dernières années, après la victoire du Parti populaire de M. José Maria Aznar, l'Opus Dei, sorte de maçonnerie catholique fondée en 1928 par Mgr José Maria Escrivá de Balaguer (1), a peu à peu repris le pouvoir. Beaucoup de militants de l'Opus Dei ont réinvesti des postes importants dans les entreprises et le gouvernement. Ce qui explique le renouveau d'intérêt suscité par la divulgation du Rapport confidentiel sur l'organisation secrète de l'Opus Dei, rédigé en 1943 par la Phalange (parti fasciste espagnol), engagée alors contre Mgr Escrivá de Balaguer dans une âpre lutte pour le pouvoir au sein de la dictature franquiste. Dans ce rapport, Escrivá est décrit comme un « médisant » à la vie peu exemplaire, aux « paroles et aux actes pleins d'arrière-pensées » et d'une « dévotion ostentatoire et larmoyante, fort peu naturelle, avec des attitudes feintes et forcées ». Ces accusations n'ont en rien gêné la fulgurante carrière de Mgr Escrivá, d'abord mondaine (le fondateur de l'Opus Dei, « modeste » accumulateur de décorations et d'honneurs, avait obtenu de son ami le général Franco un titre nobiliaire : marquis de Peralta), et ensuite céleste, béatification en 1982 et, consécration suprême, la sainteté, le 6 octobre 2002.

Le lecteur curieux de la vie du nouveau saint Escrivá trouvera dans quelques ouvrages (2) et dans les hagiographies éditées par l'Opus Dei des témoignages abondants de ses faits et gestes. Nous disposons de traces non moins révélatrices du personnage avec les séquences filmées de quelques-unes de ses apparitions en Cadillac noire, dans des postures pleines de grâce. Mais mon interprétation personnelle, dans Foutricomédie, des maximes de son oeuvre capitale, Chemin - traduite en plus de quarante langues -, apporte une lumière nouvelle sur les fantasmes sexuels d'Escrivá. Le fondateur de l'Opus Dei était, à n'en point douter, comme aurait dit Rabelais, « du bois dont on fait les saints ».

L'oeuvre maîtresse du fondateur de l'Opus Dei, Chemin, fut écrite pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) et constitue un éloge de l'esprit fasciste et du dictateur Franco. Dans une des rares incises autobiographiques du livre, l'auteur évoque les moments de « noble et joyeuse camaraderie » chez les officiers franquistes, où il avait entendu la chanson d'un « jeune lieutenant à la moustache brune » qui récitait cette prière : « Des coeurs partagés / moi, je n'en veux pas ; / et si je donne le mien / Je le donne en entier » (maxime 145). Le livre reflète la ferveur franquiste de l'époque (« La guerre est le plus grand obstacle dressé sur le chemin facile. Et pourtant, il nous faudra l'aimer [c'est moi qui souligne], comme le religieux aime ses disciplines » [311]) et, naturellement, la fervente exaltation du « Caudillo » Franco (« Te laisser aller ? Toi ?... Ferais-tu donc partie du troupeau ? Alors que tu es né pour être caudillo ! » [16]. « Des caudillos !... Virilise ta volonté pour que Dieu fasse de toi un caudillo » [833]). Grâce à la « ferveur patriotique » (905) dans la lutte contre « le voltairianisme en perruque poudrée ou les libéralismes désuets du XIXe siècle » (849), « l'Espagne reviendra à l'antique grandeur de ses saints, de ses sages et de ses héros » (introduction datée du 19 mars 1939).

Sexuelles inspirations

Mais si ces aspects de Chemin et beaucoup d'autres, comme sa haute estime du rôle de la femme dans la société chrétienne (« Les femmes n'ont pas besoin d'être savantes, il suffit qu'elles soient effacées » [946]), ont été l'objet d'exégèses par les spécialistes d'Escrivá, je regrette l'absence de ce que l'on pourrait appeler une lecture de la « libido textuelle » de Chemin, de cette sainte sexualité exposée dans la maxime 28 : « Alors que manger est une exigence de l'individu, procréer n'est qu'une exigence de l'espèce, les individus singuliers pouvant s'y soustraire. » Comme nous allons le voir, « les singuliers » qui « se soustraient » à la procréation, en personnes averties - à la manière de Lorca -, peuvent trouver dans Chemin des maximes très savoureuses et se sentir confortés dans leurs désirs et saintes inspirations sexuelles.

Le fondateur de l'Opus Dei a beaucoup de considération pour la vigueur de la virilité, et ne cache pas son dédain pour ceux qui en sont dépourvus, qu'il qualifie de « doux et tendres comme des meringues ». En voici quelques exemples : « Abandonne ces gestes et ces manières frivoles ou puériles. Sois viril » (3) ; « Sois fort. Sois viril. Sois homme » (22) ; « Ne sois pas puéril » (49) ; « Ne sois pas mou, indolent » (193) ; « Tu n'as pas honte d'être si peu viril jusque dans tes défauts ? » (50).

La vigueur préconisée par Escrivá englobe tous les domaines de la vie spirituelle et affective. « Qui t'a dit qu'il n'était pas viril de faire des neuvaines ? » (574). La prière, souligne-t-il à plusieurs reprises, doit être « vigoureuse et virile » (691), et les larmes des appelés à la milice seront donc également « brûlantes et viriles » (216). C'est pourquoi il convient d'adopter un modèle de conduite qui ne prête pas le flanc à la critique ; « Si tu n'es pas viril et... normal - observe-t-il en définissant le terrain de la singularité conseillée -, tu seras non pas un apôtre, mais sa risible caricature » (877). Et il souligne en conséquence : « Etre enfant, ce n'est pas être efféminé » (888).

En dépit de ces exhortations à la sagesse, le terrain est glissant. « Pourquoi ces suppositions erronées sur ton compte te font-elles de la peine ? » (45), demande Escrivá à son lecteur. « Les épanchements de tendresse » de ce dernier et ce sentiment que le Seigneur a mis dans la poitrine virile de ceux qui aspirent à suivre la Voie doivent être adressés au Christ. Et, en personne avertie de la sainteté qu'elle prêche, Escrivá lui murmure à l'oreille : « N'est-il pas vrai qu'en ouvrant un des verrous de ton coeur - et tu as besoin de sept verrous - un petit nuage de doute a flotté plus d'une fois sur ton horizon surnaturel... ? Tourmenté, malgré la pureté de tes intentions, tu t'es alors demandé : n'ai-je pas été trop loin dans les manifestations extérieures de mon affection ? » (161). S'agissant d'une congrégation où règne une stricte séparation des sexes, le destinataire de ces épanchements n'est pas difficile à deviner. Mais les inquiétudes qui guettent les « singuliers » accueillis dans la milice virile de l'Opus Dei seront finalement terrassées par la « sainte effronterie ». Car « une chose est la sainte effronterie et une autre l'impudence laïque » (388).

Le lecteur averti, surtout s'il est « rompu à la lecture des tantras hindous », jouira comme moi des « expansions soudaines et dilatées » que procurent les maximes de Mgr Escrivá. Quoique sa prose soit désespérément pauvre et souvent triviale, et la pensée qu'elle véhicule d'une incroyable niaiserie (nous sommes à mille années-lumière de saint Jean de la Croix et de sainte Thérèse d'Avila), son parcours est affriolant si nous nous en tenons aux passages - très abondants - où affleure l'inconscient sexuel de l'auteur.

Il n'est pas nécessaire d'être un spécialiste de Freud pour apprécier les métaphores qui se répètent tout au long de Chemin : « Virilise ta Volonté : qu'elle soit, avec la grâce de Dieu, comme un éperon d'acier » (615), « Bras de fer puissant, enveloppé dans une gaine de velours » (397), « Ce fil bien tressé qui peut soulever des poids énormes » (480) ou « N'oublie pas que tout ce qui est grand, sur terre, a commencé par être petit » (821), etc.

Le Père réprimande tendrement le disciple : « Pauvre instrument que tu es ! » (477), et il l'exhorte à agir avec science et maîtrise. « Grand ou petit, délicat ou grossier..., sois un instrument. (...) Ton devoir est d'être un instrument » (484). Et il met en garde avec fermeté : « On ne peut laisser les instruments se rouiller » (486).

Les conseils du nouveau saint offrent à chaque pas une délicieuse lecture tantrique. « Pourquoi veux-tu bâtir sans directeur spirituel le palais de ta sanctification ? » (60), demande-t-il au disciple. « Nous allons, toi et moi, donner, et nous donner, sans lésiner » (468). L'éperon d'acier s'entraînera ainsi à l'amoureuse habitude d'« "assaillir" les tabernacles » (876).

Mais tout n'est pas pétale de rose dans les voies qui conduisent à la sainteté : « Une piqûre. Une autre et encore une autre. Supporte-les ! Tu es si petit, ne l'oublie pas, que dans ta vie - sur ton petit chemin - tu ne peux offrir que ces petites croix » (885). Le labeur primordial de laisser un « dépôt », déjà prescrit dès la première maxime du livre, permettra de « faire jaillir » l'antienne du catéchumène, tel un « fleuve tranquille et large » (145). « Voilà une dévotion forte et féconde ! » (556), s'exclame-t-il. Et la semence, ô divine bonté, « germera et donnera des fruits savoureux, dûment arrosés » (119).

Ame tourmentée

La personne initiée aux mystères qui mènent à la grâce doit supporter les épreuves avec une fermeté virile. « Cela fait mal, n'est-ce pas ? Bien sûr ! C'est précisément pour cela qu'on s'est occupé de toi » (158). Mais la récompense viendra vite : « Et bientôt la souffrance deviendra paix réjouie » (256). « Il y a de quoi chanter à pleine voix, disait une âme pleine d'amour, à la vue des merveilles que le Seigneur opérait pour son ministère » (524).

A l'évidence, Chemin autorise des lectures autres que la mienne. Le dévot protagoniste de ma Foutricomédie applique au pied de la lettre l'admonition : « Ne sois pas aveugle ou étourdi au point de ne pas pénétrer en esprit dans chaque Tabernacle, lorsque tu aperçois les murs ou les clochers des maisons du Seigneur » (269).

A l'heure où tant de prêtres catholiques sont accusés de pédophilie et d'autres « viriles » débauches, la sanctification de Mgr Escrivá peut inciter beaucoup de ces âmes tourmentées à prier « avec la convoitise de l'enfant pour les sucreries, quand il a bu la potion amère » (889). Sans doute les maximes de Mgr Escrivá leur ont apporté une sorte de lubrifiant et guide efficace sur leur chemin semé d'épines et de roses. Pour cette raison - et conformément à la proposition des Soeurs du Perpétuel Secours glorifiées dans ma Foutricomédie-, ils fêteront dans l'allégresse le 6 octobre 2002 la montée aux plus hautes sphères célestes de Mgr Escrivá de Balaguer.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 14:49

AAARGH !!! Droit de réponse...

AAARGH !!! Droit de réponse...
B'on, b'en, faut c'qui faut...

Les blogs, ça prend du temps, et j'dois bien avouer que le style télégraphique ou, plus moderne, smsique, c'est pas ma tasse de Darjeeling...

Alors, pris par le taf, les gosses, les cours, et la gymnastique tanthrique (je vous conseille vivement ce sport...), j'ai un peu mis ma gueulante cynernétique en veilleuse...

Puis, là, comme une révélation... deux événements consécutifs, comme une conjonction, une éclipse, l'apothéose d'une prophétie... Le Unholy Alliance Tour Chapter II transite par la Belgique ET... mon paternel, fana des blogs, terreur de boostertrucs me dit d'un ton enjoué "je sais que ton blog est à l'abandon, mais t'as quand même une com' qui vaut le détour..."

Je ne sais toujours pas si cet utilisateur est un imposteur ou le pape, le vrai, le seul, l'unique, mais... un certain ratzinger2005 m'interpelle...

Connais-je seulement l'oeuvre de l'Opus Dei, sa doctrine, sa raison d'être, MOI, hérétique qui me permet de commenter, voire d'user du sarcasme...

Comme ma nature me veut altruiste, c'est en tout amour de mon prochain que je lui consacre donc ce petit article. Oui, MOI, Tomas de TORQUEMADA, Inquisiteur près la Cour d'Espagne, connais l'Oeuvre, puisque... j'en suis l'un des pères Fondateurs, Saint Ecriva de Ballagher étant l'arrière petit fils de ma cousine.

Preuve à l'appui, le texte original:

Oppression is the holy law
In God I distrust
In time His monuments will fall
Like ashes to dust
Is war and greed the masters plan?
The bible's where it all began
Its propaganda sells despair
And spreads the virus everywhere

Religion is hate
Religion is fear
Religion is war
Religion is rape
Religion's obscure
Religion's a whore

The pestilence is Jesus Christ
There never was a sacrifice
No man upon the crucifix
Beware the cult of purity
Infectious imbecility
I've made my choice. Six six six

Corruption breeds the pedohile
Don't pray for the priest
Confession finds the lonely child
God preys on the weak
You think your soul can still be saved
I think you're fucking miles away
Scream out loud here's where you begin
Forgive me father for I have sinned

Religion is hate
Religion is fear
Religion is war
Religion is rape
Religion's obscure
Religion's a whore

The target's Fucking Jesus Christ
I would've lead the sacrifice
And nailed him to the crucifix
Beware the cult of purity
Infectious imbecility
I've made my choice. Six six six

Jesus is pain
Jesus is gore
Jesus is the blood
That's spilled in war
He's everything
He's all things dead
He's pulling on the trigger
Pointed at your head

Through fear you're sold into the fraud
Revelation revolution
I see through your Christ Illusion

The war on terror just drags along
My war with God is growing strong
His propaganda sells despair
And spreads the violence everywhere

Religion is hate
Religion is fear
Religion is war
Religion is rape
Religion's obscure
Religion's a whore

There is no fuckin' Jesus Christ
There never was a sacrifice
No man upon the crucifix
Beware the cult of purity
Infectious inbecility
I've made my choice. Six six six

Texte extrait du dernier Evangile selon Slayer

# Posté le mardi 14 novembre 2006 14:50

Aaaah, ces trucs qui fâchent...

Aaaah, ces trucs qui fâchent...
Pffff... avant les fêtes les instits font de l'excès de zèle, et de la résistance... anti-résistante...

Bref, Media Smart, ça vous dit quelque chose ???

C'est simple en fait, basique même... Ici, en Belgique, on a de gentils ministres qui, enfermés dans leur cabine de douche (c'est ainsi que l'on appelle un cabinet ministériel en Belgique...) concoctent des lois ma foi pas toujours imbéciles. La "target" de la Communauté Française de Belgique, ces derniers temps, c'est la pub et tout ce qui pousse à la consommation dans l'enceinte de nos jolies écoles... On vire les distributeurs de Cocas (sodas qu'on dit) et autres candy-barres (chez nous on dit gougouilles), surtout s'ils sont "griffés" de beaux et flamboyants "Coca-Cola", "Nestlé" et autre "Lu"... On remplace la gougouille par la traditionnelle apple du teacher, on boit de l'eau et du lait, et on fait plus de sport... la Nation avance, je vous le dis...

Alors, pas contentes, les agences de pub ont vite compris qu'il fallait s'y prendre autrement. Facile, suffit de s'inspirer de l'Angleterre et de l'Allemagne, puis surtout des States... tu parles de références... la Nation avance, je confirme...

Le principe est simple, tu crées une petite société, tu crées un "produit" (et si, c'est un produit comme un autre), tu lui prêtes des objectifs pédagogiques, tu fais des démonstrations auprès d'un échantillon d'enseignants, et... cerise sur le gateau, tu dis que c'est gratuit...

Mais où est l'astuce ? Où le bas blesse-t-il ? C'est vrai quoi, un logiciel, gratuit, pédagogique, offert par les grands de la pub, pour se refaire une image... "On n'est pas des vilains méchants qui voulons faire vendre à tout prix en ciblant honteusement un public prépubère... non, non, non... d'ailleurs, on va vous aider à développer l'esprit critique de vos enfants...". Un publiciste qui vous dit que la pub ne sert pas à faire vendre... vous avez compris l'astuce ? Non ? Houlala, la Nation avance, je signe...

Donc, il y a des enseignants qui répondent positivement à l'appel de "l'esprit critique développé grâce à Média Smart"... tu parles, c'est surtout que des CD-roms gratos on ne trouve pas ça à Cora en faisant ses courses du mois...

Heureusement, notre chère ministre a fait des circulaires proscrivant l'usage de cette daube infâme, appuyé par tous les inspecteurs d'académie, et de nombreuses associations sérieuses et reconnues... Faut croire qu'il y a un "stuuuuudt" comme dirait l'autre, si de très nombreux parents et pédagogues universitaires tirent l'alarme en disant "attention, si l'on analyse bien le logiciel, les vrais objectifs du logiciel sont que les enfants répondent positivement à la publicité, et deviennent de parfaits petits consommateurs..."...

Mais non, y'a des enseignants qui résistent... ça n'arrive qu'aux autres...

Pourquoi faut que ça soit l'instit de notre fille ???

En synthèse, le conseil du jour sera: "tous chez Blabla, et en route pour un cache-cache pub d'enfer..."

Je cache mes yeux
Je bouche mes oreilles
Et je r'garde pas
La Puuuuub
Beauaaark !!!

# Posté le mercredi 21 décembre 2005 04:12

Modifié le vendredi 22 juin 2007 07:14

Et puis pour ce qui est de l'histoire naturelle

Et puis pour ce qui est de l'histoire naturelle
Nature, quand tu nous tiens...

Et puis comme je me tape leur live en boucle depuis trois jours, ça aide...

Vous connaissez ?

Non, regardez la photo, ce n'est pas Brassens, ni Renaud (clin d'oeil), c'est pas non plus NTM (pas assez myso), ni même la Calcine (trop "jeunes")... pas Trust non plus (trop vieux)...

Non, non, ça ne sert à rien non plus de chercher du côté de la Star Ac'...

Je vous laisse chercher...






Depuis longtemps déjà on sait nous plier sans trop nous supplier, éprouver notre malléabilité
Parfois tu sembles oublier alors tu questionnes pas
Pourvu que ça fonctionne un peu et que tout le monde marche au pas
Pourquoi s'étonner faire semblant de rien voir ni entendre
Si facile de prendre l'air de rien y comprendre
Mais garde roulée sous l'oreiller la corde pour pendre
Tant qu'il restera une poutre au plafond, on aura qu'à prétendre
Qu'on en a rien à foutre au fond de la galère des autres
Et que le jour où ça saute, ça sera pas de notre faute
Tous coulés dans la merde, on remarquera ce qui nous soude
Comme une bande de toxs qui se battent autour du dernier paquet de poudre
Ca risque de flipper sec les HLM à la jetset
A moins qu'avant, la planète nous mette d'elle-même sur eject
Panique complète, radical changement de décor
Si elle nous réserve le même sort qu'aux dinosaures
Elle aurait tant tort de se gêner vu ce qu'on lui a fait subir
Comment imaginer que sans nous ça puisse être pire ?
Et me voilà accablé par ce constat macabre, pourquoi ce maudit macaque est-il descendu de son arbre ?
Pour se raser les poils, porter une cravate
Inventer le travail, la pensée étroite et les mains moites
Aller faire chier les girafes, bétonner la savane
Depuis les chiens aboient quand passe une caravane

Criez encore si vous pouvez
Alerte, notre monde est périmé
Nos modèles de pensée prochainement supprimés
Avant d'agoniser sur le versant mauvais
Désormais laissez l'animal s'exprimer

Et voilà, le Dieu média a construit l'homme à son image
Tant que la rumeur se propage, les caves se tiennent à la page
Vise le poids des mots admire la profondeur du message
Au jeu du "qui baise qui ?", ils feront figure de sages
La compassion, le partage, ça reste dans les livres mais quel est cet héritage qu'on laisse à ceux qui arrivent ?
"On ne lègue pas la terre à nos enfants c'est eux qui nous la prêtent"
Dit le proverbe indien mais on a choisi la compet'
Nos descendants nous trouveront décadents quand ils devront faire face
Aux déchets dégueulasses qui remonteront à la surface
Vestige d'un peuple qui dissimulait sa crasse
Pauvre civilisation synonyme de menace
Je peux pas m'empêcher d'éprouver comme un sentiment de honte
J'ai le moral qui s'écroule et les boules qui remontent à chaque fois qu'on me raconte
Que l'important, tout ce qui compte, c'est la spéculation doublée d'une course contre la montre
Comme veulent nous faire gober les bouffons ternes qui nous gouvernent
Sur ces propos obscènes j'm'en vais regagner ma caverne
Faire l'amour à ma douce près du feu sur une peau d'ours
Peinards dans la brousse, on vous laisse la haine et la frousse

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 01:51

Modifié le jeudi 15 décembre 2005 11:32